THIS IS NOT JUST A SHIRT. Uno spazio di libertà e dignità per le donne del Bangladesh

La Biennale di Venezia – 16. Mostra Internazionale di Architettura

FREESPACE è il manifesto di Yvonne Farrell e Shelley McNamara, curatrici della Biennale Architettura 2018. La mostra presenta esempi e proposte, comunicando la complessa natura spaziale dell’architettura, collegando passato, presente e futuro, per provvedere al benessere e alla dignità di ogni abitante in questo fragile pianeta, enfatizzando e rispettando i doni elargiti dalla natura.
Percorrendo gli spazi dell’Arsenale, sono stata colpita da coperte stese su corde dai colori rosa, verde, giallo, arancione, dal sapore indiano. Un angolo, riservato non all’India ma al Bangladesh, per presentare un progetto ideato da uno studio di architettura di Laufen in Germania. Un’iniziativa collettiva, chiamata “Didi Textiles”, di Anna Heringer, Veronika Lena Lang e Dipshikha, una società che mira ad un’educazione non formale della donna e alla ricerca per lo sviluppo dei villaggi in Bangladesh. Un progetto tendente a far rimanere le donne nelle loro famiglie, evitando lo spostamento nelle fabbriche dei grandi centri urbani.
Il Bangladesh, a est dell’India sul Golfo del Bengala, è caratterizzato da una fitta vegetazione e da numerosi corsi d’acqua. Sulla costa meridionale, nell’enorme foresta di mangrovie, vive la famosa tigre del Bengala. A causa delle inondazioni, sempre più persone lasciano le campagne. Le misere condizioni di vita costringono i genitori a dare in sposa le figlie minorenni, falsificando a volte i documenti, per liberarsi da un peso economico: il 52 per cento delle spose ha meno di 18 anni.      Nei grandi centri urbani, quasi cinque milioni di persone lavorano nell’industria dell’abbigliamento. Il paese è il secondo produttore di vestiti al mondo e i suoi operai realizzano gli abiti che indossiamo ogni giorno.
Nelle zone rurali, una donna riceve dalla sua famiglia un sari all’anno in occasione della principale festività religiosa. Quando i sari si consumano, tradizionalmente vengono riciclati in coperte, cucendo a mano cinque sei strati di questi vestiti di cotone.
Nel corso degli anni la superficie delle coperte si logora e gli strati nascosti affiorano in modo eterogeneo. L’eccezionale superficie colorata che ne risulta è così l’impronta di un piccolo cosmo familiare. Questi tessuti costituiscono la base dell’iniziativa “Didi Textiles”.
In un altro processo di riciclaggio, grazie all’eccellente maestria di diverse donne residenti all’interno e nei dintorni del villaggio di Rudrapur, questi tessuti vengono trasformati in abiti dal design contemporaneo. In questo modo è possibile decentrare la produzione e le donne, invece di migrare in un centro tessile urbano, continuano a rimanere nei loro villaggi con le loro famiglie, riuscendo così a guadagnarsi da vivere all’interno di una rete parentale. Lavorando nelle loro case o in uno spazio comunitario del villaggio possono preservare la dignità personale e la libertà.
Alcune curatrici del progetto sono presenti all’Arsenale nel giorno di apertura della Biennale e indossano originali abiti e borse ottenuti dalle coperte riciclate proprio dalle donne del Bangladesh. Ci spiegano che i vestiti che indossiamo influenzano spazi e stili di vita per il modo in cui sono prodotti.
Sorridenti e gentili, mosse da una grande carica umana, illustrano il loro progetto e mostrano una stanza di pochi metri quadrati dove la donna cuce e può avere contatti con il mondo grazie a un piccolo televisore. Un disegno rappresenta il villaggio di Rudrapur sopraelevato con le case raggruppate attorno a un laghetto dove gli abitanti si procurano il cibo pescando.
Una rappresentazione di miseria, di parsimonia, di non-spreco che stride con padiglioni come quello degli Emirati Arabi. Un mondo che tocca chi come me ha fatto in tempo a conoscere i cappotti rivoltati e ritinti, che duravano dalle medie all’università, in anni non molto lontani, fino al 1960, quando comincia il boom economico e sorgono anche in provincia i primi grandi magazzini con gli abiti già confezionati.
A Rovigo, in piazza Vittorio Emanuele II, al mercato del giovedì, c’è una banca come tante che vende abiti. “Siete pakistani?” – chiedo alla giovane donna con il capo coperto dal velo. “No, siamo del Bangladesh – mi risponde – prima avevamo le borse ma non si guadagnava più nulla. (Copyright Graziella Andreotti)

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Miró, ou la lumière poétique d’un créateur hors pair

(de notre correspondante Michelle Bouak)
La rétrospective du Grand Palais dédiée au grand maître catalan souligne les
périodes charnières de son oeuvre de façon chronologique, soit près de sept
décennies de création en perpétuels mouvements et métamorphoses. Quelque 150
oeuvres essentielles (peintures et dessins, céramiques et sculptures, livres
illustrés) venues de musées européens et américains ainsi que de collections
privées jalonnent les salles du Grand Palais sur deux étages dans une
scénographie rappelant l’univers méditerranéen de Miró. Jean-Louis Prat, ancien
directeur de la Fondation Maeght, historien de l’art et ami de l’artiste, est le maître
d’oeuvre de cette grande rétrospective.
L’oeuvre de Miró, qui irradie de sa puissance et de sa poésie tout l’art du XXe
siècle, semble être le fruit naturel d’une aisance spontanée. Et pourtant, cette
oeuvre a été conquise pas à pas au prix de maintes difficultés. Miró voit le jour à
Barcelone en 1893. Ce fils d’orfèvre, petit-fils d’ébéniste, est élevé dans la
discipline des artisans. Il doit faire face à son père pour qui « artiste » n’est pas un
métier digne de ce nom. De plus, le jeune Miró est gauche en dessin, d’où un
apprentissage académique laborieux et long : « Cela m’a poussé à avoir de la
révolte pour m’exprimer. La facilité aurait peut-être amoindri cette violence. » dira-til plus tard. Miró adulte reste en lutte perpétuelle contre les difficultés qu’il rencontre et contre lui-même. « Sous mon apparence tranquille, je suis tourmenté » dira Miró.
Les succès remportés au fil du temps l’amèneront, chaque fois, à faire retraite et,
chaque fois, à tout recommencer à zéro. Farouchement indépendant, il affirme la
puissance du geste créateur vers toujours plus de liberté, en opposition à tout
mouvement ou toute théorie.
Les périodes fécondes de l’artiste mettent en évidence les questionnements de
l’artiste, ses recherches ainsi que sa palette de couleurs toujours au service d’un
vocabulaire de formes inusitées et nouvelles. Riche de multiples inventions, c’est
dans un parcours poétique que l’on découvre le langage résolument neuf que n’a
eu de cesse de développer Miró. Son art prend source dans la vitalité du quotidien
pour s’épanouir dans un monde jusqu’alors méconnu où les rêves du créateur
occupent une place privilégiée. « Il me faut un point de départ, explique Miró, ne
serait-ce qu’un grain de poussière ou un éclat de lumière. Cette forme me procure
une série de choses, une chose faisant naître une autre chose. Ainsi un bout de fil
peut-il me déclencher un monde. »
Se premiers travaux sont ceux, selon sa propre expression d’un « fauve catalan »
qui se cherche. Ses sujets sont essentiellement tirés de Mont-roig, au sud de
Barcelone, là où il a ses racines et où il se sent « comme un végétal ». L’échec de
sa première exposition à Barcelone en 1918 lui fait reprendre le chemin de Montroig
où il s’éloigne du fauvisme et où il privilégie l’infiniment petit et le détail : « La
ferme » (1921-1922) – « Autoportrait » (1919).
Puis, commence la conquête de la Ville Lumière où il fait connaissance de poètes
et d’écrivains, tels Antonin Artaud, Raymond Queneau, puis Louis Aragon et André
Breton avec qui il tisse des liens d’amitié. Il entretiendra également une longue
amitié avec son compatriote Pablo Picasso qui sera nourrie d’un profond respect
pour leur travail respectif. La poétique surréaliste joue alors un rôle essentiel dans
son expression artistique. Les éléments du réel se métamorphosent désormais en
systèmes de signes fantastiques, de formes variées, tel l’univers halluciné à la
Jérôme Bosch du tableau : « Le carnaval d’Arlequin » (1924-1925). Toute une
symbolique entre rêve et écriture, en quête de l’infini, dans la peinture-poème
« Photo : ceci est la couleur de mes rêves » (1925) qui donne son sous-titre à
l’exposition. Miró réinvente la peinture et fait naître des êtres, des animaux, des
insectes racontant la vie d’un monde cosmique : « Chien aboyant à la
lune » (1926).
Avec la montée des fascismes surgissent les « peintures sauvages », les toiles les
plus dramatiques de l’oeuvre de Miró qui se peuplent de monstres difformes aux
grimaces inquiétantes : « Tête d’homme » (1935). Le désarroi de Miró est à son
comble lorsque la guerre civile éclate en Espagne en juillet 1936. Il commence
alors à réaliser des peintures sur masonite d’une grande puissance d’expression
qui sont des « exorcismes violents, instinctifs » aux sombres événements
contemporains.
Mais la barbarie n’a jamais le dernier mot. Le voici qui se remet à célébrer la
femme, l’oiseau, la nuit étoilée… avec la série des oniriques « Constellations ».
L’espoir est toujours présent, par-delà les années, dans ses premières oeuvres
monumentales « Bleu I », « Bleu II » et « Bleu III » créées en 1961 dans son atelier
de Palma de Majorque. Les trois « Bleus » sont une synthèse de toutes les
expériences que l’artiste a menées, « l’aboutissement », comme il le dit lui-même,
de tout ce qu’il a essayé de faire : « J’ai mis beaucoup de temps à les faire. Pas à
les peindre, mais à les médite. Il m’a fallu un énorme effort, une très grande tension intérieure, pour arriver à un dépouillement voulu »
(« Entretien avec Rosamond Bernier », L’oeil, juillet-août 1961).

Exposition Miró
Grand Palais (3 octobre 2018 – 4 février 2019)
http://www.grandpalais.fr

https://youtu.be/Fj9WukyktiI

Don Giovanni Pastega e il prof. Dinale E. Ottavio: acerrimi nemici? Ai posteri l’ardua semenza

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Chi conosce don Giovanni Pastega? Forse qualcuno di Castelfranco Veneto perchè nel disastrato Comune alcuni appunti di vita presi dall’arciprete della Pieve  sono diventati come le Tavole di Mosé. E il prof. Ottaviano Dinale, in arte “Jean-Jacques”? Forse nessuno dei castellani ma certamente gli studiosi del Ventennio. Il Dizionatio della Treccani ci aiuta ad avere una quadro della sua biografia e ne rimaniamo sbalorditi.Don Pastega sopravvive ancora come tanti anni fa, una figura considerata impeccabile dall’ex sindaco Maria Gomierato che ne elogia le capacità nel descrivere l’epoca. Don Pastega è così fuori tempo da stupirci come mai i nostri studiosi non siano andati oltre.Un esempio concreto sono queste pagine che ad un tratto, tra una bomba e l’altra ti capita di leggere una storia dai contorni poco chiari. Chissà perchè un grande come Dinale si sia perso con una fake news indirizzata a don Pastega che lo etichettava “austriacante” e poco affidabile, in piena evoluzione del conflitto. Il sacerdote risponde per le rime credendo che il Dinale avrebbe accettato. Chi dei due è più infamante?

STRANE COINCIDENZE CHE NESSUNO MAI HA VOLUTO VERIFICARE

Dal racconto di don Pastega, nel paragrafo che prende il titolo di “Bomba a mano!” a pagina 35, fuoriesce una strana vicenda dal contorno spionistico o di pura vendetta da preti “falsi”, come si usa dire da queste parti. Sul giornale milanese Il Popolo d’Italia viene pubblicato un trafiletto che “nell’ultima incursione aerea nemica su Castelfranco, era morto il Parroco della Pieve. Non morì di morte naturale, né per bomba nemica. Saprebbero dirci i giornali del Trust, di che morte è morto?” Il Jean Jeacque [sic], per chi non lo sapesse, al secolo Prof. Dinale, è nativo di un paesello non molto lontano di qui (Morgano), ed è illustrazione di Badoere, frazione di quel Comune, a 12 chilometri da Treviso. So che ha una lunga barba ed è anticlericale; ma non so perché porti il nome di battesimo dello scrittore francese Rousseau celebre per la sua misantropia e per il suo carattere  bizzarro ed orgoglioso e perché – a Teresa Levasseur – i figli che ne ebbe  mandò fra i trovatelli. Fatto che è il barbuto Prof. Dinale si firma in giornalismo, Jean Jeacque [sic].
Raccogliendo il guanto di sfida – attacca il parroco sessantenne: “Saprebbero dirci i giornali del trust, di che morte è morto? Bisognava rispondere, e fu risposto di fatti nel giornale “L’Avvenire d’Italia” di Bologna e in quello di “Il Momento” di Torino: “La vendetta di un morto, un “fucilato” che scrive”.
A parte l’errore nella trascrizione del nome “Jean Jeacque” che sta per Jean-Jacques, ci sorge la curiosità di saperne di più di questo strano personaggio dalla lunga barba, suo fustigatore. Il secondo errore commesso da don Pastega è nell’averlo inquadrato come nativo di Badoere invece di Marostica e di affibbiargli l’etichetta  di anticlericale.

IL NEMICO ACERRIMO DI DON PASTEGA: OTTAVIO DINALE DA ANARCHICO (GINEVRA 1908) A INTERVENTISTA (TREVISO 1914) E DEPUTATO REPUBBLICANO (1921) POI ADERENTE ALLA  MARCIA SU ROMA

Ci aiuta il Dizionario Treccani che ne dà un’ampia panoramica. Il suo vero nome è Dinale E. Ottavio,  nato a Marostica (Vi) il 20 maggio 1871 da Giovanni e Giovanna Minuzzi. Indirizzato verso gli studi classici, il 12 nov. 1895 si laureò in lettere presso l’Università di Padova. Il 21 settembre dello stesso anno aveva sposato Marcella Vendramin, dalla quale ebbe due figli, Leuzira e Neos. Nell’ottobre 1897 si trasferì a Mirandola come insegnante del locale ginnasio.
Un uomo molto impegnato sul fronte delle lotte socialiste, giornalista e attivista. La parabola di Dinale, come per molti altri, fu segnata dapprima con l’adesione  ai gruppi anarchici, che gli costò non poche vicissitudini e perseguitato da vari procedimenti giudiziari, per poi sostenere il fascismo. Espatriò diverse volte, in Svizzera, negli Stati Uniti, in Francia. Nel 1907, ad Annemasse, pubblicò il primo numero di La Demolizione, quindicinale, che prosegui le pubblicazioni dall’agosto 1908 a Ginevra e dal 1° genn. al 1° ag. 1910 a Milano. Era un organo, sotto l’influenza di G. Hervé, di un gruppo eterogeneo, all’estrema sinistra del movimento operaio italiano, molto critico e battagliero. Aderivano allo spirito di Bakunin per una nuova Internazionale. Tra i collaboratori vanno ricordati F. T. Marinetti, P. Orano, L. Fabbri, G. Matarollo, M. Bianchi, E. Bartalini, F. Ciarlantini, A. Cipriani, L. Galleani, A. De Ambris e lo stesso Hervé.
A Treviso dal 1912, nell’ottobre 1914 il Dinale abbracciò la causa dell’intervento: con F. Corridoni, A. O. Olivetti, M. Rocca ed altri, fu tra i fondatori del Fascio di azione interventista di Milano. Arruolatosi volontario come soldato semplice nel giugno 1915 (550 Reggimento Fanteria), fu promosso sottotenente per meriti di guerra, venne riformato e congedato. Nella prima redazione del Popolo d’Italia (dove firmò talora con lo pseudonimo Jean-Jacques), ne divenne una delle colonne (alcuni suoi articoli furono riediti nel volumetto Bestemmie sacre, Milano 1917).
Militante del Comitato d’azione per la resistenza interna, fu tra i firmatari del memoriale che lo stesso comitato inviò nel maggio 1917 a P. Boselli per richiedere drastici provvedimenti a sostegno del “fronte interno”, e nel giugno, con G.B. Parolini e d’accordo con Mussolini, prese contatti clandestini con T. Gallarati Scotti della segreteria del gen. L. Cadorna, per sollecitare un pronunciamento militare.
Richiamato alle armi presso l’Ufficio informazioni truppe operanti nel febbraio 1918, nel settembre dello stesso anno ruppe con Mussolini e uscì dalla redazione del Popolo d’Italia: contrario alla costituzione di un nuovo partito, non partecipò al movimento sansepolcrista. Nel 1920 riprese la collaborazione con A. O. Olivetti su Pagine libere e nel 1921 fu candidato repubblicano alle elezioni politiche per il collegio di Treviso. Con la marcia su Roma aderì al fascismo.
Nell’ottobre 1922 si recò in America latina, dove fece un ciclo di conferenze sulla guerra e la crisi del dopoguerra. Delegato dalla direzione del Partito nazionale fascista per l’America meridionale, nel gennaio 1923 si impegnò alla costituzione dei fasci in Argentina e in altri paesi (su cui riferì al Gran Consiglio del fascismo il 28 luglio 1923) e tra il 1923 e il 1924 lavorò alla costituzione di una colonia agricola nel territorio di Rio Negro.
Tornato in Italia nel maggio 1924, riprese la collaborazione al Popolo d’Italia, firmando come “Farinata” ma scrivendo anche fondi e corsivi non firmati. Il 16 dic. 1926 venne nominato prefetto della provincia di Nuoro, appena costituita. Nel luglio 1928 fu prefetto di Potenza e, nel maggio-giugno 1930, di Salerno. Nel 1932 tornò a scrivere sul Popolo d’Italia e nel 1934 pubblicò i volumi apologetici Tempo di Mussolini (Milano-Verona) e La rivoluzione che vince (Roma). Volontario in Etiopia nel 1936, nel 1941 divenne direttore della rivista Augustea. Dopo l’8 sett. 1943 aderì alla Repubblica sociale italiana.
Nel dopoguerra, lontano da ogni attività politica, offrì la collaborazione a D. Susmel per l’edizione dell’Opera omnia di Mussolini. Nel 1953 pubblicò a Milano il libro di ricordi Quarant’anni di colloqui con lui.
Il D. morì a Roma il 7 marzo 1959.

Solo in questo modo possiamo dar valore alle parole di don Pastega che, ferito nel suo orgoglio e sebbene fosse stato testimone di tanti lutti e sofferenze, gli rimaneva la grinta nel dopoguerra di prendersi una rivincita per l’infamante giornalista che lo dava per “morto fucilato” per essersi dimostrato un “antipatriotta” e “austriacante”. Vero o falso che sia, pubblichiamo per intero quello che lui con insistenza chiede ai giornali che pubblichino una errata corrige con il seguente tono:

NELLA ANNIVERSARIA RICORRENZA
DELLA MORTE
“NON NATURALE NÉ DI BOMBA NEMICA”
DELL’ARCIPRETE DELLA PIEVE CASTELFRANCO
ITALIANOFOBO TEDESCOFILO
VADANO
SULLA INONORATA TOMBA DI LUI
MALEDIZIONI
TANTE QUANTI SONO I PELI DELLA FLUENTE MIA BARBA
AMEN

COSÌ IO JEAN JEACQUE PROF. DINALE
IPERITALIABOFILO
TEDESCOFOBO
DELLA FORCA ODIATORE
E D’OGNI CIVILTÀ
_________________

L’ARCIPRETE DELLA PIEVE CASTELFRANCO
COLPITO DA BOMBA A MANO
LANCIATA DA JEAN JEACQUE
MA NON MORTO
PLAUDE
AL PROFESSOR DINALE
CITTADINO E SOLDATO SENZA MACCHIA
DIFENSORE DELLA PATRIA
ANCHE DALLE TRINCEE DEL “POPOLO D’ITALIA”
E DALLA PRIMA LINEA DEL FUOCO
IN BADOERE
DELLA VERITÀ DELLA ONESTÀ DELLA GIUSTIZIA
AFFERRATORE INEFFABILE

  1. Misteriosa questa forma di vendetta del prelato che cent’anni dopo rievochiamo. Siamo spiacenti di non poter spiegare se alla radice della loro antipatia reciproca  fosse dipesa dalla rispettiva collocazione politica: il Pastega aderente al movimento cattolico che doveva partecipare alla vita politica, mentre Dinale nello stesso periodo, era di segno opposto. Per un certo periodo il mondo cattolico aveva due anime: una modernista ed un’altra conservatrice. Pio X ad esempio rappresentava quella più conservatrice ma per la politica fu il primo a disconoscere il non expedit. Si sa anche che il papa riesino ebbe ottimi rapporti con l’Imperatore d’Austria e forse per questo i suoi seguaci erano visti austriacanti? Chi tra Dinale e Pastega mentiva?

    Pastega (1919): Bombardano lungo la via ferroviaria, provocando morti e feriti. Distruggono tante case e dei luoghi adibiti a soccorso sanitario, come l’Ospedale civile per i borghesi, l’obitorio (un vero macello) e la villetta dei Signor Miron assunta dai Cavalieri di Malta, l’Ospedale militare 202, aderente alla Chiesa di San Giacomo, serviva per i militari italiani e inglesi, i francesi avevano l’ambulanza 6 6/11…
    Sette feriti ricoverati nella villetta Miron furono trasferiti all’Ospedale 202, mentre l’ottavo assieme all’infermiere Della Massa perirono per un’ennesima bomba.

Pastega (1919): Le bombe che sfasciarono quel Reparto, sotto le macerie travolsero 84 militari, 60 dei quali rimasero feriti e contusi, gli altri 24, uccisi!
Morirono gli ufficiali medici Rambaldo Malatesta, chirurgo (prima della guerra) dell’ospedale civile, Mario Bagagnone, romano.
Il capitano Viviani, morto 3 giorni dopo, e due Soldati di Sanità l’uno dei quali il Padre Geremia Monaco, dei Frati minori, Siciliano, amatissimo, altri feriti il cappellano Padre Besana, il ten. Col. Amnino e il Magg. Valombra.

Pastega (1919):
La stessa notte, bombe prodigate dall’alto, sfasciarono casa Acoleo in piazza del mercato, la palazzina del Prof. Viani, entro il castello, in parte delle Sgnorine Sorelle Nob. Barisani, danneggiarono l’Ospitale civile, il palazzo dei Sig. Luigi Bordigioni, la robusta abitazione dei Signori Sartoretto, ed altre.
Una trentina di persone trovò rifugio nella cantina sotto il palazzo Bordigioni di quattro piani che crollò. Si salvarono per miracolo rischiando di morire soffocati, aiutati dai pompieri.
Una bomba più delle altre inumana piombò sulla cella mortuaria a Nord dell’Ospitale, in cui, in attesa della sepoltura, stavano le salme delle persone, uccise la notte antecedente … producendo nuovo strazio in quelle misere membra già peste e insanguinate …

Una ricorrente curiosità di Pastega: “Una donna del personale di servizio dello Spedale, … esclamò: “Signori e il pollaio! Hanno visto il pollaio? Conteneva più di 150 galline destinate ai poveri ammalati … Oh se vedessero quelle povere bestie! … Son tutte peste, maciullate … Poveri malati senza galline, senza uova, senza brodo!”

Questo è il racconto del prete, naturale e spontaneo per certi versi che viene però modulato quasi due anni dopo la tragedia (1919), in forma di libercolo che sarà distribuito agli invitati durante una cerimonia che inaugurava il “Patronato pro Infanzia di Castelfranco-Veneto per la raccolta di fondi”. In pratica lo Stato dopo aver mandato in rovina migliaia di famiglie e causato la morte collettiva di tanti padri e figli, anche attraverso l’ente periferico “il Municipio”, se ne lava le mani ed affida alla buona volontà della Chiesa che ci pensi lei ad accudire alla salute e alla crescita degli infanti. A questo punto è da chiedersi cent’anni dopo com’è possibile che nessuno colga il senso di un’autocritica e rimanga passivo alle scelte prese? Per Chiesa s’intende una massa di persone che lavora a basso costo. Dunque allo Stato sovrano è stato conveniente.
C’è chi smussa gli angoli e si fa portatore o portatrice di buoni propositi. Come se il paragone dei profughi veneti del 1915-18 fossero uguali a quelli che oggi conosciamo che provengono da territori martoriati da conflitti interni. Il buonismo o l’essere “fratello” a tutti i costi non ha certamente evitato la Prima Guerra Mondiale e nemmeno la Seconda. Amici e fratelli, alleati e nemici si sono composti e ricomposti senza batter ciglio.

Il “Fondo Palazzo Grassi – 1984-2005” all’Archivio Storico della Biennale

Il “Fondo Palazzo Grassi – 1984-2005viene accolto in comodato d’uso gratuito presso l’Archivio Storico della Biennale. L’accordo si riferisce al complesso della documentazione originale di Palazzo Grassi all’epoca della gestione FIAT, dal 1984 al 2005.
L’Archivio Storico della Biennale, che a partire dal 2009 ha beneficiato di una pluriennale operazione di riordino e modernizzazione, renderà consultabile i materiali del Fondo Palazzo Grassi – 1984-2005per scopi scientifici da parte di studiosi e ricercatori.
Il fondo, ad oggi non accessibile, sarà preliminarmente oggetto di inventario e riordino, secondo modalità condivise tra l’Archivio Storico della Biennale e Palazzo Grassi.
I beni verranno consegnati all’Archivio Storico della Biennale (Parco Scientifico Tecnologico VEGA, via delle Industrie 23/9, Porto Marghera, Venezia) entro la fine dell’anno.
L’accordo coincide con l’appuntamento di studi dedicato alla storia di Palazzo Grassi, teso a far luce sull’intera vicenda storica, dai suoi albori sino a oggi, per dimostrarne l’eccezionale visionarietà e capacità sperimentale. Il primo atto del ciclo Palazzo Grassi e la storia delle sue mostre si svolge giovedì 15 e venerdì 16 novembre 2018, al Teatrino di Palazzo Grassi, su un progetto a cura di Stefano Collicelli Cagol interamente prodotto da Palazzo Grassi con l’obiettivo di far luce sulle vicende espositive che vi hanno avuto luogo tra gli anni Cinquanta e Sessanta.

Al presidente Ciambetti la delegazione dei monaci guerrieri cinesi porta  in dono la casacca Shaolin nel segno del dialogo tra Veneto e Cina

Il Presidente del Consiglio regionale del veneto, Roberto Ciambetti, ha ricevuto quest’oggi in visita a Palazzo Ferro Fini a Venezia una delegazione di monaci Shaoling composta tra gli altri da Leo Chen, presidente Associazione VeneXi’an, e da Shi Yan Ling, gran maestro priore del Tempio Shaolin di DengFeng e Direttore dell’Istituto di Ricerca sulla Medicina Shaolin e Kung Fu. “Al centro del cielo e della terra: così è definito l’ambito monumentale di Dengfeng  con il complesso del Tempio Shaolin sul Monte Songshan, lo spazio della tutela e trasmissione della sapienza che si concentra attorno ai monaci guerrieri e al loro antico sapere che riassume in sé  la storia millenaria cinese, che partendo da Bodhidharma e dalla tradizione Chan o Zen come si dice spesso in Occidente  ha influenzato gran parte della tradizione dell’Estremo oriente e non solo della Cina ma anche di altri popoli. La vostra cultura, come il vostro Tempio, sono Patrimonio dell’Umanità sotto l’egida dell’Unesco e io voglio ringraziarvi perché con questa vostra visita al Consiglio regionale del veneto che rappresenta tutti i Veneti  siete venuti a condividere con noi tutti la vostra antica sapienza. Il vostro è un gesto di cortesia nel venire a èpalazzo ferro Fini che non passa di certo inosservato” ha detto il Presidente Ciambetti nel suo saluto. “Venezia e la Cina sono in dialogo costante sin dai tempi di Marco Polo- ha continuato Ciambetti – lungo un filo della memoria che non s’è mai interrotto: sta a noi decidere di dar nuova forza a quel filo, che unisce le nostre realtà. Il Veneto è piccolo, piccolissimo,  rispetto alla grandissima Cina, ma abbiamo una grande storia alle spalle, quella appunto della Serenissima e dell’essere stati per secoli porta dell’Europa aperta all’Oriente. Grande, dunque è il legame che ci unisce, grande è il reciproco rispetto e la reciproca stima”.  Dopo il saluto del Gran Maestro Priore del tempio di DengFeng  Shi Yan Ling, è stata la volta di Leo Chen, presidente dell’Associazione VeneXi’an che ha presentato il Libro Sacro della Medicina Shaolin composto da 10 volumi nell’edizione originale amanuense edita dai Monaci guerrieri a cui è seguita la Cerimonia dui Consegna simbolica del Libro sacro della medicina e il dono al presidente Ciambetti della Casacca Shaolin. Dopo l’incontro a palazzo Ferro Fini la delegazione cinese verrà accolta la prossima settimana dall’Università di ca’ Foscari “a dimostrazione dell’alto e qualificato ruolo di questa rappresentanza e del messaggio di amicizia e cultura che essa porta con sé – ha spiegato alla fine dell’incontro il presidente Ciambetti –  Anche le relazioni economiche, oltre a quelle istituzionali, sono stabili e forti solo se hanno una profonda base culturale e radici storiche autentiche: il Veneto e Venezia, non solo nel nome di Marco Polo o di Oderico da Pordenone, possono e devono svolgere un grande ruolo per l’intera Europa nel dialogo con la moderna realtà cinese. L’incontro di oggi è un altro passo in questo confronto che la realtà veneziana e veneta ha già avviato con proficui risultati da tempo”

Castelfranco Veneto, 1917-1918: al centro di una tempesta di bombe. Nessuna traccia di spionaggio. La Luna complice dei delinquenti dell’aria

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(A cura di A. Miatello e D. Turcato) Torniamo indietro di Cent’anni. Castelfranco Veneto ha un nodo ferroviario che la congiunge a Venezia, Treviso, Padova e Vicenza. Si trova all’ombra delle colline asolane e del Massiccio del Grappa. La tragica sorte di Caporetto (24.10.1917), sul Carso e sull’Isonzo, comporta lo spostamento del teatro di guerra sulle nostre montagne. La guerra aerea è ben impostata dal nemico che distrugge Treviso, Padova, Venezia e altre cittadine. L’Italia non è ancora ben preparata, nonostante abbia avuto qualche asso nella manica. Monoposto, biposto e bombardieri con quattro persone a bordo. Ormai sembrava fatta. Solo dopo ottobre gli alleati inglesi e francesi e poi gli americani arrivano nel Veneto. I francesi si piazzano nella città di Giorgione con il Decimo Reggimento Artiglieria.
S’infuriano nuove battaglie tra austro-tedeschi e gli altri. Ad esempio, dopo la metà di dicembre, sul Monte Tomba, i francesi e gli italiani mantengono una posizione di forza, disarmando 1200 soldati e facendoli prigionieri. I tedeschi non si perdono d’animo ed iniziano dei bombardamenti più o meno mirati su Castelfranco verso la fine del mese di dicembre e l’inizio di gennaio. Come fanno centrare i bersagli con i velivoli dell’epoca e di notte? Tentano più volte di distruggere depositi di armamenti e materiali esplosivi, treni con vagoni strapieni di armi e niglecina, e mirano anche determinati palazzi, alcuni dei quali sono occupati dai militari. Bombardano un ospedale e due palazzine adibite a Soccorso sanitario. Una bomba cade persino sull’obitorio e secondo Pastega persino “il pollaio con 150 galline” che si trovava a poca distanza viene disintegrato.
E qui la partita si ferma e ci chiediamo da dove ricavano i loro “renseignements”? Due sono le forme d’informazione. Ricognizioni fotografiche preventive dal cielo e informazioni che potevano provenire solo dal territorio. Non lo sapremo mai chi avrà spifferato la notizia dell’ubicazione del generale Lucien Zacharie Marie Lizé che alloggiava all’Antico albergo alla Spada di piazza del mercato, lui stesso che aveva fatto costruire dei rifugi sotterranei (e sottoterra) per i propri militari.

I GRANDI FUNERALI DEL 3 GENNAIO 1918

Don Pastega (“Durante il bombardamento Austro-Germanico su Castelfranco Veneto”, 1919): “Il corteo fu commoventissimo. Sette carri e un autocarro trasportavano le casse, coperte di fronde d’alloro e dal tricolore. Sostarono davanti l’abbazia di San Liberale.
Le 34 casse dai soldati portate a braccia dentro il mesto recinto, furono piamente calate  nelle rispettive fosse … Quelle tombe e tutte le altre dei più che 800 soldati morti negli Ospitali militari di Castelfranco, sono meta di visite, sono cose sacre, sono ospiti nostri  cui diamo tributo di preci espiatorie…
“Maledetta questa Luna complice dei delinquenti dell’aria” che li favorisce a mirare il bersaglio.

MIATELLO E TURCATO: Lo ripetiamo ancora una volta, per chi fosse interessato, la tempesta di bombe aeree austro-tedesche, fra l’altro in piena notte tra San Silvestro e il Capodanno, avvenne dopo la sconfitta del Monte Tomba. Fu un attacco studiato, quasi “chirurgico”, come si direbbe oggi nel linguaggio militare con i missili telecomandati, per indebolire il quartier generale francese. La frase del maresciallo Ferdinand Foch suona molto bene “Les Allemands ont dû réperer le quartier général des troupes françaises”, cioè nel senso che avevano l’ordine di scovare, individuare, il quartier generale. Altrimenti non ci sarebbero ragioni per bombardare “certi” immobili civili, la casa del prof. Viani, la casa Acoleo, la villetta Miron, la robusta abitazione dei Sartoretto, il palazzo di Luigi Bordigioni, la villa Barisani ecc.  La seconda tempestata di bombe avviene tra il 4 e il 5 gennaio, nel punto esatto in cui c’era la residenza di alcuni alti ufficiali o probabilmente dove si riunivano per un comfort abbastanza usuale. “I delinquenti dell’aria” (Pastega) possono essersi sbagliati nella mira ed il lancio subitaneo però si può sempre supporre che il bersaglio era comunque militare perché siti frequentati da soldati.

Un altro aspetto importante che gli storici locali hanno sottovalutato è la dinamica della morte, sì a causa di una scheggia di bomba ma non certamente in fuga con l’auto di servizio. Questa non è solo una fake news ma è un insulto verso chi di mestiere fa il militare. Di fatti, ancora il maresciallo Foch, ripreso anche dall’Albo d’onore degli eroi decorati, in quattro parole liquida la tragica morte “Bien qu’il soit le seul à avoir fait creuser un abri…” benché sia stato il solo ad aver fatto scavare un rifugio…” che a forza di rileggere le annotazioni curiose e fuorvianti dell’arciprete della Pieve, ci siamo accorti che il rifugio militare attrezzatissimo e arredato con tavole, travi e letti a castello c’era, eccome, proprio davanti alla sua chiesa. Dunque al generale Lizé va il merito di essersi preoccupato della sicurezza dei propri soldati, sebbene in tasca gli avessero trovato “una corona di rosario, preziosa reliquia per la sua famiglia” (Pastega). La preghiera è utile ma la prevenzione è superiore.

Don PASTEGA SUGGERISCE UN’EPIGRAFE PRO SOVRANO MILITARE ORDINE DI MALTA DEDICATA ALL’INFERMIERE MILITARE EUGENIO DELLA MASSA che morì nel mentre che portava un militare ferito all’Ospitale n. 202;  ed esprime un voto che si ricordi quei luoghi che furono testimoni di macello, e le persone che per azione e coraggio si resero benemerite durante il bombardamento aereo su Castelfranco. Ad esempio il parroco della Pieve propone una lapide alla Villetta Miron, con questa scritta:

“NEL DURO PERIODO DELLA GUERRA
QUESTA VILLETTA
CONVERTITA IN POSTO DI SOCCORSO
DEL SOVRANO MILITARE ORDINE DI MALTA
RACCOLSE
MILITARI ITALIANI, FRANCESI, INGLESI,
DONNE E FANCIULLI FERITI
MEDICATI
DAL CAPITANO MEDICO CHIRURGO CARLO ARIENTI
MILANESE
DI BONTÀ DI SACRIFICIO
ESEMPIO AMMIRANDO
_______________
(1919)”

Mentre nel Reparto dell’Ospitale n.202, sarebbe conveniente scrivere così:

“IMPERVERSANTE LA GUERRA,
QUESTA CASA USATA A REPARTO DELL’OSPEDALE N.202
LA NOTTE TRA IL I. E II. GIORNO DI GENNAIO 1918
DA SQUADRIGLIE AEREE NEMICHE
FU BOMBARDATA E TRAVOLTA
SEPPELLENDO SOTTO LE MACERIE
84 MILITARI
FERENDONE 60
UCCIDENDONE 24
FRA QUESTI ULTIMI
GLI UFFICIALI MEDICI
RAMBALDO MALATESTA E MARIIO BARGAGNONE
CHE EBBERO PARI
IL VALORE L’ABNEGAZIONE LA TOMBA
___________

RISORTA DALLE SUE ROVINE
MANTENGA ACCESE NEGLI SPIRITI
DEPRECAZIONE E PIETÀ
DICA
L’AUSTERO EROISMO DEL DOVERE
____________
(1919)

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Le chiffre, le renseignement et la guerre : actes du colloque de l’Historial de la
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Grande Guerra: i bombardamenti di Venezia – La storia e le foto La città fu bersagliata già dal primo giorno di guerra. Protetta da una rudimentale difesa antiaerea, 100 anni fa subiva l’attacco più violento

Cento anni fa la città di Venezia subiva uno dei più gravi bombardamenti della sua storia. La città lagunare, dotata di una delle più forti difese navali fu per la prima volta colpita da una minaccia che in questo caso arrivava dal cielo per opera dei bombardieri Austroungarici e poi tedeschi.
Venezia fu la prima città ad essere bombardata il giorno dopo l’ingresso dell’Italia nella Grande Guerra il 25 maggio 1915. Al termine del conflitto sarà il centro urbano più colpito d’Italia con ben 42 incursioni aeree per un totale di oltre 1.000 bombe cadute nel perimetro urbano. I bombardamenti causarono un totale di 52 morti e 84 feriti e 300 bombe piovvero dal cielo soltanto nell’incursione di un secolo fa, tra il 26 e il 27 febbraio 1918. Il centenario del bombardamento più grave di Venezia offre l’occasione di rivedere le straordinarie immagini che furono esposte alla Casa dei Tre Oci nella mostra “Venezia si difende: 1915-1918” curata da Claudio Franzini, dalla quale è stato realizzato il catalogo edito da Marsilio.
All’epoca della prima incursione nemica, Venezia (come sostanzialmente tutte le altre città) era totalmente impreparata ad affrontare un attacco dal cielo. Indifesa, la Serenissima ebbe gravissimi danni nel corso del 1916 quando nell’agosto di quell’anno 200 bombe colpirono la città distruggendo lo storico Cotonificio ed altri palazzi e monumenti storici, compresi naturalmente l’Arsenale e la stazione ferroviaria.L’artiglieria era inefficace, a volte addirittura dannosa per gli edifici circostanti data l’imprecisione del tiro. Si organizzarono punti di vedetta sui tetti delle case, che in caso di attacco venivano occupati da fucilieri armati di ordinari fucili ’91 oppure mitragliatrici. L’unico pezzo d’artiglieria che si cercherà di modificare per l’uso antiaereo sarà in alcuni casi il cannone da 75/27 modificato nell’alzo.
Il bombardamento del 1916, operato dagli Austroungarici per ritorsione dopo la presa di Gorizia, fece correre ai ripari (dove e come possibile) le autorità cittadine con la protezione dei più importanti monumenti con sacchi di sabbia e impalcature. I dipinti dal valore artistico inestimabile vengono imballati e trasferiti, compresi i cavalli bronzei di Piazza San Marco.I bombardamenti, operati principalmente da idrovolanti Lohner dagli scali di Pola, Trieste e Parenzo non risparmiarono il bacino di San Marco, L’Arsenale e la base dirigibili di Campalto. Un dipinto del Tiepolo fu distrutto da un ordigno che colpì la Chiesa degli Scalzi.Alla fine del 1916 l’intervento di Papa Benedetto XV colpì il devotissimo Francesco Giuseppe che vietò le incursioni, riprese dopo l’intervento tedesco nei mesi che seguirono la ritirata di Caporetto. I bombardamenti, sempre notturni, saranno compiuti anche dai bombaredieri tedeschi AeG “G.IV”.Alla difesa difesa aerea della città lagunare parteciperà una squadriglia caccia dell’Aeronautica Francese, l’Escadrille 561 di base a Venezia-Lido, caratterizzata dai velivoli con le scritte di fusoliera in dialetto veneziano, pratica che sarà trasmessa poi ai futuri reparti di volo dell’Aeronautica Italiana. (famosa l’immagine del caccia Nieuport 17 “Ocio! Fiol d’un Can!”).
L’ultimo raid su Venezia sarà effettuato il 22 ottobre 1918, a due settimane dalla fine della guerra.

https://www.panorama.it/cultura/grande-guerra-bombardamenti-di-venezia-la-storia-e-le-foto/#gallery-0=slide-19

 

Galleria Gruppo Credito Valtellinese: Titolo REALITY 80 Il “decennio degli effetti speciali”

Se Umberto Eco in piena Tangentopoli definì gli anni Ottanta come il ‘decennio degli effetti speciali’, REALITY ’80 si potrebbe immaginare come il caleidoscopio visivo dell’epoca. Analogamente al fantasmagorico strumento ottico, la mostra – che inaugura il 19 dicembre alla Galleria Gruppo Credito Valtellinese per la cura di Leo Guerra e Cristina Quadrio Curzio con la consulenza scientifica di Valentino Catricalà e Mario Piazza –  si propone come l’avvicendamento in libera sovrapposizione cronologica e tematica di cultura, società, spettacolo, arti, design e grafica della ‘Milano da bere’.
Il tipo di narrazione del progetto espositivo è quello di un intreccio continuo di storie e figure riferibili al decennio 1980-1990 all’interno di una ripartizione tematica e allestitiva costruita per frammenti monumentali e reperti tratti da eventi salienti, come ad esempio il circuito dinamico del Pac-Man nel formato Arcade tower da sala e la parata eteroclita di sorprese, gadget, regalissimi, inclusi nelle merendine della generazione dei paninari.
Il tutto allineato lungo un asse temporale compreso fra il celeberrimo manifesto dell’amaro Ramazzotti (il pulsante startnella memoria collettiva: “Questa Milano da vivere, da amare, da godere. … Questa Milano da bere”) proveniente da uno scatto di Mario De Biasi del 1986 – esposto in mostra in vintage print – e il re-make scenico-segnico di Keith Haring per il Muro di Berlino del 1986 – a rievocazione delle fasi preparatorie del celebre murale, oggi perduto, riproposto in scala ambientale su teloni da camion -.
All’interno di questa ricostruzione per frammenti, lo spettatore spazia fra il modellino in scala per il congresso del PSI all’Ansaldo (1989) di Filippo Panseca, affiancato dalle Sculture Biodegradabili del decennio precedente che ne hanno preparato il terreno concettuale, procedendo attraverso una selezione di opere provenienti dalla quella fucina artistica che fu la Brown Boveri di Milano (con lavori di Stefano Arienti, Corrado Levi, Claudio Déstito, Pierluigi Pusole) e dalla speculare esperienza romana dell’ex Pastificio Cerere accostati dai dipinti in grande formato di Nathalie Du Pasquier, Salvo, Tino Stefanoni, sino a perdersi nel dedalo delle mappe segniche di Alessandro Mendini e Maurizio Giacon, come negli intarsi dopofuturisti di Ugo Nespolo e nei soggetti pittorici sovrappopolati di Marco Cingolani.
In contrapposizione a questa sezione si trova allineata in lunga parete l’imponente teoria di manifesti politici tratti dal progetto di identità visiva curato da Ettore Vitale per il Partito Socialista – primo caso di immagine coordinata elaborata per un partito politico in Italia – e da Giuliano Vittori per l’Estate Romana durante l’amministrazione di Giulio Carlo Argan e Renato Nicolini.
La doppia sequenza è affiancata da una galassia di oggetti iconici del design Milan made dalla quale spiccano: le cover di Stefano Tamburini, quelle di Giacomo (Mojetta) Spazio per ‘Stampa Alternativa’, le parodie disneyane di Massimo Mattioli con i poster di Sergio Calatroni per il ciclo ‘Afro City’, fino alle ambientazioni di Mario Convertino per ‘Mister Fantasy’ e ‘Frigidaire’.
Un rilievo particolare assumono in questo contesto i nuovi pattern pervasivi degli anni ’80, dominati dall’estetica del punto, della retta, del triangolo, del piccolo segmento ripetuto, delle ‘formine vuote’ disseminate random ai margini di quasi tutti i manufatti grafici dell’epoca: dalle copertine di ‘Domus’ sotto la direzione di Alessandro Mendini dei primissimi anni ’80 – sostenute dalle immagini new-dada elaborate da Occhiomagico – agli impaginati di Ettore Sottsass e Christof Radl, alle cover degli LP e delle musicassette – poi ampiamente imitate con l’uniposca nelle compilation piratate su mixtape – disegnate dallo stesso Convertino, fino alla testata dei magazine ‘Frigidaire’, ‘Lira di Dio’, ‘Satyricon’, ‘Tango’, ‘Zut’ e ‘Cuore’ nelle varianti successive ‘Fegato’, ‘Milza’, ‘Mamma’.
Alfabeti visivi, Re-design, Design Banale, Cosmesi, Robot Sentimentale sono poi i titoli che introducono alla esuberante e vastissima produzione del progetto multidisciplinare del gruppo Alchimia verso un design neo-moderno. Nel manifesto teorico del gruppo, si legge: “Per noi vale l’ipotesi che debbano convivere metodi di ideazione e di produzione confusi, dove possano mescolarsi artigianato, industria, informatica, tecniche e materiali attuali e inattuali.” In mostra trova così cittadinanza la parata eclettica di esperimenti realizzati con materiali artigianali, di recupero, di massa, improbabili, provocatori, kitsch, spesso abbandonati allo stadio di prototipo quali: la ‘Pensione ideale’ (Franco Raggi), l’’Abito Sonoro’ con la performance ‘Persone Dipinte’ (Anna Gili), lo ‘Stilismo della moda’ (Cinzia Ruggeri) e soprattutto, ‘Il Mobile Infinito’ che nel 1981 annulla per eccesso sia le tipologie che la firma degli stessi progettisti, entrando con i Magazzini Criminali nella sperimentazione teatrale. Le attività emozionali, psichiche e antropologiche si espandono così nel Refettorio delle Stelline dall’arredo al libro alla didattica, sino alla video arte e al suono.
Volti, pose, tic, inflessioni comportamentali occhieggiano infine in una galleria di 50 scatti di Maria Mulas a documentare i party scintillanti degli anni del dopo-terrorismo, che anticipano la messe di documenti, memorabilia, reperti video, giornali, libri, vignette satiriche, cataloghi d’arte e display commerciali a completamento dell’allestimento, in un crescendo cromatico bubble-gum che culmina con le divise da ‘sfitinzia’ e ‘gallodidio’ dei Paninari.
La mostra è accompagnata da un catalogo-album (22×30 cm, 164 pp., 220 ill.) edito dalla Fondazione Creval, che sarà presentato al pubblico in finissage, con testi dei curatori e saggi di Mario Piazza e Valentino Catricalà, arricchito da un’antologia di interviste ai protagonisti del decennio.

Zanoni (PD): “Voli oltre i limiti di legge al Canova, situazione insostenibile. No a ulteriori incrementi senza la Valutazione di impatto ambientale”

“La situazione dell’aeroporto Canova è insostenibile, oltre ad essere sprovvista di copertura di legge visto che manca la Valutazione di impatto ambientale”. È quanto dichiara Andrea Zanoni, Consigliere regionale del Partito Democratico, che interviene tramite una nota “dopo aver letto i documenti che Enac e Aertre hanno depositato tre settimane fa alla Commissione Via nazionale, ad integrazione dello studio di impatto ambientale. In attesa che arrivi il parere definitivo, e ci vorranno ancora molti mesi, possiamo però dire con certezza che quanto chiesto dall’Ente per l’aviazione civile e dalla società che gestisce il Canova è inaccettabile: non possiamo tollerare un ulteriore incremento di decolli e atterraggi, né lo sforamento notturno dopo le 23”.
“In realtà – sottolinea Zanoni – il numero massimo di voli fissato nel 2007 dal ministero dell’Ambiente è 16.300, già superato a settembre di quest’anno, tanto che entro il 31 dicembre si stima di toccare quota 23.000. Un aumento che non è ‘neutro’ per la salute e la sicurezza dei residenti: crescono infatti polveri sottili e benzoapirene, l’inquinamento acustico e perfino i rischi dovuti a impatti accidentali con gli uccelli. Ad aggravare il quadro, l’assenza di una Valutazione di impatto ambientale nazionale che non avremo a breve: prima dovrà infatti riunirsi il Gruppo istruttorio della Via Regionale, esaminare il nuovo documento di Aertre ed Enac e dare un parere”.
“Anche per questo – conclude Zanoni – continueremo a impegnarci nel contrasto alla crescita fuori misura dei voli dello scalo trevigiano, con le conseguenze negative per la salute pubblica”.

Bepi De Marzi nel Delta di nonna Angela e alla Vangadizza (Badia Polesine)

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Il giovane sindaco Omar Barbierato, il 27 ottobre, ha consegnato, assieme all’ex sindaco Massimo Barbujani, la benemerenza “Adria riconoscente” al compositore Bepi De Marzi, da poco nominato commendatore dal presidente Sergio Mattarella.    Un pomeriggio nella sala consiliare del municipio di Adria e una serata nell’ex abbazia della Vangadizza a Badia Polesine, per vivere lo spazio infinito della poesia e della musica di Bepi De Marzi. Un vero tour de force per il maestro vicentino che ha commentato e accompagnato i suoi canti interpretati dal Plinius diretto da Antonella Pavan che sa cogliere con sensibilità tutta femminile l’anima demarziana. Ma sempre un ritorno felice nel luogo delle radici della nonna materna Angela Crepaldi.
Prima di entrare in municipio, ho cercato l’atmosfera segreta di via Pignara, stretta e deserta fra case luminose di riviera. In una di queste, il 20 marzo 1869, a 41 anni, è morto Angelo Crepaldi e, il 20 aprile, è nata Angela. Angela non conosce il padre ed è l’ultima di otto figli di Angelo e di Agostina Biasioli, vedova a 36 anni. Il coraggio di Agostina tira su Sante, Maria, Antonio, Vittoria, Giovanna, Giuseppa, Luigia e Angela.
Sono gli anni della grande rotta dell’Adige (1882), della boje (1884), del vaiolo, del colera, della difterite, della pellagra. Le idrovore a vapore prosciugano i fondi palustri intorno a Adria e l’aratro sostituisce migliaia di braccia di zappatori. Il popolo non può più pescare, cacciare e raccogliere la canna nelle valli ridotte a coltura, poiché il diritto di vagantivo, esercitato da tempo immemorabile, era stato abolito dal 1861 per tutti i fondi bonificati. I poveri si sentono morir di fame e iniziano un esodo doloroso verso il lontano e ignoto Brasile fin dal 1886. Nel 1891, anno di punta con 16.625 emigranti polesani, anche Sante Crepaldi parte con moglie e tre figli per San Paolo.
Qualche anno dopo, il coraggio porta Angela a Milano. Qui incontra Luigi Greco, un guantaio abbonato alla Scala. Edmea è la terza figlia della coppia, cresciuta fra arie d’opera. Conosce Giovanni De Marzi, tecnico della Pellizzari che produce pompe per le idrovore, e lo sposa nel 1932. Si trasferisce lassù nel Castello d’Arzignano, nella casa di Bepi fornaio. Un luogo di fiaba, fra Porta Calavena e Porta Cisalpina, fra mura di nero basalto e bianco calcare. I De Marzi suonano tutti: nonno Giuseppe la grancassa, papà Giovanni il mandolino, zio Cirillo il violino, zio Marcello l’organo. Marcello, amico di D’Annunzio, dopo essere stato organista in Sant’Anastasia a Verona, fonda una scuola di musica ad Annecy in Alta Savoia, che ora porta il suo nome.
Edmea ama la musica e vuole un figlio musicista. Con straordinaria intuizione pedagogica manda Bepino, a soli sette anni, a scuola di pianoforte dalla maestra Billo. Un professore dell’istituto tecnico frequentato da Bepi chiamerà il padre: “Suo figlio non sa far nulla”. Certamente non era la scuola per un poeta e per un musicista. E il provvidenziale insuccesso nella tecnica diviene successo nella musica.
Una creatività prorompente che si manifesta già in Bepino che inventa filastrocche per le bambole della sorella Angela ma che lo porterà a comporre musica sacra e profana: messe, salmi, inni, sinfonie, canti di ispirazione popolare, persino teatro cantato per i bambini e testi in dialetto veneto e musiche per il cabaret. E le melodie scendono come le cascate dei torrenti.
Claudio Scimone lo volle al conservatorio “Pollini” di Padova e fra I Solisti Veneti come organista, clavicembalista e direttore sostituto. “Mi piaci – gli diceva – perché ti chiami Bepidemarzi”. E capitò che dirigesse a Salisburgo, per un malore di Scimone. Profonda stima nutre De Marzi per Francesco Finotti – crespinese come me – che considera uno dei più grandi organisti internazionali. E Finotti collabora spesso con De Marzi nell’esecuzione dei Salmi, di quei Salmi che padre Turoldo, sul letto di morte, raccomandò a Bepi. Amante della letteratura, ha avuto più amici fra gli scrittori e i poeti che fra i musicisti, da Parise a Meneghello, a Padre Turoldo, a Rigoni Stern. Amico di pittori, mi confidò che dipingeva ma le sue opere sono segrete. Scrive commoventi poesie solo per gli amici.
“Se non avessi fatto il musicista, avrei voluto fare il giornalista” – confessa. Ma si è cimentato anche in questo con spassosi e polemici articoli di costume sul “Giornale di Vicenza” e ovunque capitasse. Ha scritto libri, usando prima di altri un italiano popolare. Case editrici hanno raccolto in volumi i suoi articoli. Continua a tenere conferenze per raccontare di amici letterati o per rivelare segreti musicali. Presente a tutti gli anniversari dei cori che intonano i suoi canti. “Chissà se li canteranno ancora” – si chiede.
Si incanta davanti agli alberi e alla neve ma è attivo e rapido come un milanese. Difficile cogliere le molte anime di De Marzi: libero, geniale, ipersensibile, riservato, malinconico, generoso, allegro e brillante, professionale, corretto, puntuale, non vi farà mai aspettare. Ha fatto suo il coraggio di sperare di Padre Turoldo, della madre Edmea, della nonna Angela e della bisnonna Agostina. Ha pure avuto il coraggio di distruggere qualche canto che riteneva mal riuscito, a torto, secondo i suoi Crodaioli. Non colleziona e non conserva nulla della sua carriera. Tutti i premi sono stipati nella sede dei Crodaioli nel bosco lungo il Chiampo. E’ capitato che mi chiedesse un suo articolo che aveva perduto ma che io avevo conservato.
Nel municipio di Adria traccia la scaletta e dà i tempi e il sindaco sorride felice. Ha portato con sé il libro Ande, bali e cante del Veneto di Antonio Cornoldi. Svolge un’avvincente lezione sui canti popolari raccolti da Cornoldi, facendo notare come siano trasposizioni e parodie, mai canti originali. E cita “Màsena, màsena…” che diviene “Mèrica, Mèrica…”. Ne approfitta per parlare di certo canto liturgico privo di poesia e di melodia. E attacca Santa Maria del cammino, “trasposizione di un ballo messicano”. Condivido e aggiungo che mi sembra un testo di “Lotta continua”, lontano ricordo di contestazioni giovanili.

Alla Vangadizza il Plinius incanta con le melodie di Bepi De Marzi
A Santa Maria della Vangadizza, in un luogo dove il tempo pare essersi fermato come in Maria lassù, Bepi De Marzi affascina il pubblico nell’ex refettorio dei monaci camaldolesi con riferimenti storici, con episodi della sua vita, con battute di costume che suscitano il riso. Lancia frecce contro chi vorrebbe che si insegnasse il dialetto a scuola e contro le mamme che si rivolgono in italiano anche al gatto e al canarino mentre il dialetto si dovrebbe imparare a casa.
Il Plinius emoziona e strappa applausi prolungati. Propone una scelta intelligente di brani che interpretano temi e drammi di lunga durata.
Ave Maria. Si inizia con un omaggio alla memoria di un luogo sacro e privilegiato di culture. Anche Scimone, quando si esibiva in una chiesa, iniziava sempre con un omaggio al luogo sacro. Purtroppo questa sensibilità va perdendosi fra i musicisti. Nokinà. La bravura di De Marzi sta nel saper velare di dolcezza anche pagine nere come il dramma della Shoah. Nokinà è una ninna-nanna, prima malinconica e poi struggente fino al dolore gridato, che gli ha ispirato la moglie ebrea di Luigi Meneghello, ricordando le mamme in fila con i bambini in braccio verso le camere a gas. Il Plinius di Antonella Pavan offre una stupenda interpretazione, forse perché le voci femminili meglio si prestano a far rivivere la disperazione delle madri di Auschwitz.
Arso. Pubblicato nel 1981, contro la violenza sulle donne: “Chi ze sta che te gà copà?” e termina “desso cantéghe la ninanana”. La contrà de l’Acqua ciara. “Quasi tutti ze andà via, solo i veci ze restà”. Canto malinconico e nostalgico sullo spopolamento delle contrade. Scapa oseleto. Contro la caccia. Benia calastoria. Autobiografico, poiché anche De Marzi era emigrato in Germania ma ritornò nella sua valle dopo aver vinto il concorso di insegnante di musica. “Vardè, ma vardè, ma vardè la valle…” è un grido di liberazione che conquista il pubblico in ogni concerto di qualunque coro. Sanmatio. Fiaba sul castello di Arzignano che va letta al di là della metafora. Signore delle cime. E’ ormai consuetudine concludere con questo capolavoro che quest’anno ha celebrato 60 anni e che è valso al grande compositore la nomina a commendatore.
E mentre il vento della notte stacca le prime foglie dagli alberi dell’abbazia, Bepi De Marzi offre con l’Inverno un omaggio a Vivaldi e come Vivaldi insegna con la musica l’amore per le stagioni. (Copyright testo e foto di Graziella Andreotti)